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Ainsi Soit-Je |
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Anamorphosée |
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En moi, en moi toi que j'aime,
Dis-moi, dis-moi quand ça n ' va pas,
Il n'y a que ça qui nous gouverne,
Dis-moi combien de fois ?
Partager mon ennui le plus Abyssal,
Au premier venu qui trouvera ça banal
J 'ouïs tout ce que tu confesses,
Et l'essaim scande l'ivresse
J 'ouïs tous ceux que tu condamnes
T'éreintent, te font du charme :
C'est " l ' âme-stram-gram "
En moi, en moi toi que j'aime,
Dis-moi, dis-moi quand ça n ' va pas,
Il n'y a que ça qui nous gouverne,
Dis-moi combien de fois
En moi, en moi, toi que j'aime,
Dis-moi, dis-moi quand ça ne vas pas,
Immisce et glisse l'abdomen
Dans l'orifice à moi
Des absents, un bourdon, une oreille amie,
Confidence sur divan, on se psychanalyse
J ' ouïs tout ce que tu susurres,
Et l'essaim bat la mesure,
J 'ouïs tes oedipes complexes,
Et l'essaim se manifeste :
C'est " l ' âme-stram-gram "
L'âme-stram-gram
Pique et pique et colégram,
Bourre et bourre et ratatam,
L ' âme-stram-gram ,
Pique dame,
L ' âme-stram-gram , pique-moi dans l'âme,
Bourrée bourrée de noeuds mâles,
L ' âme-stram-gram pique dames.
Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible
Dont le doigt nous menace et nous dit "Souviens-toi!
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible;
"Le Plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de sa coulisse;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.
"Trois mille six cent fois par heure, la Seconde
Chuchote : Souviens-toi! - Rapide, avec sa voix
D'insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde!
"Remember! Souviens-toi, prodigue Esto memor!
{Mon gosier de métal parle toutes les langues}
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or!
"Souviens-toi que le temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup! c'est la loi.
Le jour décroit; la nuit augmente, souviens-toi!
Le gouffre a toujours soif; la clepsydre se vide.
"Tantôt sonnera l'heure où le divin Hasard,
Où l'auguste Vertu, ton épouse encore vierge,
Où le repentir même {oh! la dernière auberge!}
Où tout te dire : Meurs, vieux lâche! il est trop tard!"
Toi qui n'as pas su me reconnaître
Ignorant ma vie, ce monastère, j'ai
Devant moi une porte entrouverte
Sur un peut-être
Même s'il me faut tout recommencer
Toi qui n'as pas cru ma solitude
Ignorant ses cris, ses angles durs, j'ai
Dans le coeur un fil minuscule
Filament de lune
Qui soutient là, un diamant qui s'use
Mais qui aime
J ' n'ai pas choisi de l'être
Mais c'est là, " l ' innamoramento "
L'amour, la mort, peut-être
Mais suspendre le temps pour un mot
Tout se dilate et cède à tout
Et c'est là, " l ' innamoramento "
Tout son être s'impose à nous
Trouver enfin peut-être un écho
Toi qui n'as pas vu l'autre coté, de
Ma mémoire aux portes condamnées, j'ai
Tout enfoui les trésors du passé
Les années blessées
Comprends-tu qu'il me faudra cesser
Moi qui n'ai plus regardé le ciel, j'ai
Devant moi cette porte entrouverte, mais
L'inconnu a meurtri plus d'un coeur
Et son âme soeur
On l'espère, on l'attend, on la fuit même
Mais on aime
J ' n'ai pas choisi de l'être
Mais c'est là, " l ' innamoramento "
L'amour, la mort, peut-être
Mais suspendre le temps pour un mot
Tout se dilate et cède à tout
Et c'est là, " l ' innamoramento "
Tout son être s'impose à nous
Trouver enfin peut-être un écho
J ' n'ai pas choisi de l'être
Mais c'est là, " l ' innamoramento "
L'amour, la mort, peut-être
Mais suspendre le temps pour un mot
Tout se dilate et cède à tout
Et c'est là, " l ' innamoramento "
Tout son être s'impose à nous
Trouver enfin peut-être un écho
J ' n'ai pas choisi de l'être
Mais c'est là, " l ' innamoramento "
L'amour, la mort, peut-être
Mais suspendre le temps pour un mot
Tout se dilate et cède à tout
Et c'est là, " l ' innamoramento "
Tout son être s'impose à nous
Trouver enfin peut-être un écho
J'ai comme une envie
De voir ma vie au lit
Comme une idée fixe
Chaque fois que l'on me dit
La plaie c'est ça :
C'est qu'elle pousse trop vite
La mauvaise herbe nuit
C'est là qu'il me vient une idée :
Pouvoir m'apitoyer
C'est bien ma veine
Je souffre en douce
J'attends ma peine
Sa bouche est si douce
J'ai comme une envie
De voir ma vie au lit
Comme une idée fixe
Qui me poursuit la nuit - la nuit - la nuit
Je savoure la nuit
L'idée d'éternité
La mauvaise herbe nuit
Car elle ne meurt jamais
Quand tout est gris
La peine est mon amie
Un long suicide acide
Je t'aime mélancolie
Sentiment qui
Me mène à l'infini
Mélange du pire, de mon désir,
Je t'aime mélancolie
Quand tout est gris
La peine est mon amie
J'ai l'âme humide aussi
Tout mon être chavire
Oh viens je t'en prie
C'est ton amie aussi
C'est l'élixir de mes délires
Je t'aime mélancolie
J'ai comme une envie
De voir ma vie en l'air
Chaque fois que l'on me dit
C'est de la mauvaise herbe
Et moi je dis :
Qu'une sauvage née
Vaut bien d'être estimée
Après tout elle fait souvent la nique
Aux "trop bien" cultivées, et toc!
C'est bien ma veine
Je souffre en douce
J'attends ma peine
Sa bouche est si douce
J'ai comme une idée
De la moralité
Comme une idée triste
Mais qui ne meurt jamais
En somme c'est ça :
Pour plaire aux jaloux
Il faut être ignorée
Mais là, mais là, mais là, pour le coup
C'est Dieu qui m'a planté, alors ???
Quand le vent a tout dispersé
Souviens-toi
Quand la mémoire a oublié
Souviens-toi
Souviens-toi que l'on peut tout donner
Souviens-toi que l'on peut tout briser
Et si c'est un Homme...
Si c'est un Homme
Lui parler d'amour à volonté
D'amour à volonté
Souviens-toi que l'on peut tout donner
Quand on veut, qu'on se rassemble
Souviens-toi que l'on peut tout briser
Les destins sont liés
Et si c'est un Homme...
Si c'est un Homme
Lui parler d'amour à volonté
D'amour à volonté
Le souffle à peine échappé
Les yeux sont mouillés
Et ces visages serrés
Pour une minute
Pour une éternité
Les mains se sont élevées
Les voix sont nouées
Comme une étreinte du monde
A l'unisson
A l'Homme que nous serons...
Souviens-toi que le monde a changé
Au bruit des pas qui résonnent
Souviens-toi des jours désenchantés
Aux destins muets
Et si c'est un Homme...
Si c'est un Homme
Lui parler d'amour à volonté
D'amour à volonté
Le souffle à peine échappé
Les yeux sont mouillés
Et ces visages serrés
Pour une minute
Pour une éternité
Les mains se sont élevées
Les voix sont nouées
Comme une étreinte du monde
A l'unisson
A l'Homme que nous serons...
Le souffle à peine échappé
Les yeux sont mouillés
Et ces visages serrés
Pour une minute
Pour une éternité
Les mains se sont élevées
Les voix sont nouées
Comme une étreinte du monde
A l'unisson
A l'Homme que nous serons...
Le souffle à peine échappé
Les yeux sont mouillés
Et ces visages serrés
Pour une minute
Pour une éternité
Les mains se sont élevées
Les voix sont nouées
Comme une étreinte du monde
A l'unisson
A l'Homme que nous serons...
Quand le vent a tout dispersé
Souviens-toi
Quand la mémoire a oublié
Souviens-toi
Triste elle est prête à tout
Pour rien, pour tout
Dans la ronde des fous elle pleure tout doux
L'amour a tué les mots qui la touchent, touchent
Contre ta bouche elle veut qu'on la couche
Triste elle fait la grimace,
Devant sa glace
D'un coup du coeur enlace l'ombre qui passe
Et rien jamais n'effacera les traces, lâches
Du sang qui coule des corps qui se cassent
Adieu Tristana
Ton coeur a pris froid
Adieu Tristana
Dieu baisse les bras
Laissez-la partir
Laissez-la mourir
Ne le dites pas
Tristana, c'est moi !
Triste sort Tristana
Tu sais, crois-moi
Trois petits tours, elle s'en va
La vie comme ça
Les plus beaux jours s'achèvent dans la peine, haine
Pourquoi faut-il payer de ses veines
Adieu Tristana
Ton coeur a pris froid
Adieu Tristana
Dieu baisse les bras
Laissez-la partir
Laissez-la mourir
Ne le dites pas
Tristana, c'est moi !